Ingénieur au Canada : savoir quel métier est le mieux payé !

Dans certains domaines de l’ingénierie au Canada, l’écart salarial entre deux spécialités équivalentes en termes d’années d’études atteint parfois plus de 30 %. Les variations de salaire ne répondent pas uniquement à la rareté ou à la demande, mais aussi à des critères régionaux, sectoriels et réglementaires, souvent méconnus des candidats.

Certaines branches d’ingénierie affichent des niveaux de rémunération stables malgré une forte croissance du marché, tandis que d’autres voient leurs salaires progresser indépendamment du volume d’embauches. Les grilles salariales évoluent selon l’expérience, la province, la taille de l’entreprise et la reconnaissance des diplômes.

Les salaires des ingénieurs au Canada : ce que révèlent les chiffres récents

Les écarts de rémunération sont marquants dans le secteur de l’ingénierie au Canada. Les données publiées par Genium 360 et Statistique Canada mettent en lumière des disparités notables selon la province et la spécialité choisie. À Toronto, les ingénieurs qui se sont spécialisés en intelligence artificielle ou en data science dominent le classement, avec des salaires qui dépassent facilement les 140 000 $ pour les profils aguerris. Vancouver suit la tendance, portée par une scène technologique foisonnante, où la demande reste forte pour ces compétences pointues.

De l’autre côté, au Québec, les ingénieurs du secteur minier gardent la tête du podium, avec une moyenne autour de 155 000 $. En Alberta, les industries pétrolière et énergétique continuent d’aspirer des cohortes d’ingénieurs, notamment dans les pipelines et l’électricité. À Montréal, la richesse du tissu universitaire et la dynamique des centres de recherche créent un environnement prometteur, même si la rémunération peut varier sensiblement d’un secteur à l’autre.

Voici quelques exemples concrets de salaires moyens selon la spécialité et la province :

  • Ingénieur minier (Québec) : 155 000 $
  • Ingénieur en intelligence artificielle : 110 000 à 140 000 $
  • Ingénieur machine learning : 105 000 à 130 000 $
  • Ingénieur de pipelines : 90 000 à 150 000 $
  • Ingénieur civil, biomédical : 70 000 à 100 000 $

Le marché de l’ingénierie au Canada reste particulièrement tendu dans certaines régions, comme l’Alberta et le Québec, où la demande dépasse largement le nombre de candidats disponibles. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la spécialisation, la région et même la taille de l’entreprise jouent un rôle déterminant dans le parcours salarial d’un ingénieur.

Quelles spécialités d’ingénieurs sont les mieux payées aujourd’hui ?

Les différences de salaires entre les branches de l’ingénierie se creusent au fil des ans. La spécialisation et la forte demande dans certains secteurs font toute la différence. Le secteur minier, principalement au Québec, offre des rémunérations rarement égalées : 155 000 $ par an en moyenne pour un ingénieur minier. Cette situation tire son origine du poids économique des ressources naturelles et de la nécessité de superviser des projets d’envergure.

Les métiers liés à l’intelligence artificielle et à la data science jouissent d’une position enviable. À Toronto et Vancouver, un ingénieur en IA peut espérer entre 110 000 et 140 000 $ ; en machine learning, la fourchette va de 105 000 à 130 000 $. Les data scientists naviguent autour de 100 000 à 125 000 $, surfant sur la croissance fulgurante du numérique et les investissements massifs dans la technologie.

Pour illustrer les spécialités qui tirent leur épingle du jeu, voici une liste parlante :

  • Ingénieur de pipelines : 90 000 à 150 000 $
  • Ingénieur en gestion de projet : 90 000 à 150 000 $
  • Ingénieur en sécurité informatique : environ 96 000 $

À l’opposé, les ingénieurs civils ou biomédicaux perçoivent généralement entre 70 000 et 100 000 $ à expérience équivalente. Les ingénieurs mécaniques se situent souvent entre 60 000 et 100 000 $. L’analyse des données confirme que les secteurs de l’extraction, du numérique et de la gestion de projets majeurs captent les salaires les plus élevés pour les ingénieurs au Canada.

Facteurs clés qui influencent la rémunération des ingénieurs canadiens

Plusieurs critères s’entremêlent pour expliquer les écarts de salaires chez les ingénieurs au Canada. D’abord, la région où l’on exerce pèse lourd dans la balance. Toronto et Vancouver, fortes de leur concentration d’entreprises technologiques et de sièges internationaux, affichent des salaires supérieurs, notamment dans l’intelligence artificielle, la data science et le développement logiciel. À l’inverse, le Manitoba et la Saskatchewan offrent des niveaux plus modérés, sauf dans les domaines centrés sur l’énergie ou les mines.

Le secteur d’activité oriente lui aussi la grille des salaires. Génie de l’énergie, construction, santé ou technologies émergentes : ces branches restent très sollicitées. L’Alberta continue d’attirer les ingénieurs pipelines, électriques ou pétroliers. Au Québec, la pénurie de main-d’œuvre pousse à valoriser les ingénieurs en construction, santé ou technologies. Le secteur public, surtout au Québec, limite les accès aux postes de direction pour les ingénieurs.

L’expérience professionnelle donne un élan certain à la carrière. Un ingénieur fraîchement diplômé commence rarement au-delà de 60 000 $. Dix ans plus tard, selon le secteur, passer la barre des 100 000 $ devient courant. Les métiers d’analyste en intelligence d’affaires ou d’ingénieur en cybersécurité voient leur rémunération progresser plus vite que la moyenne, portés par la rareté des profils et l’évolution rapide des technologies.

Enfin, la nature des projets gérés fait la différence. Prendre les rênes de grands chantiers, d’initiatives internationales ou de projets innovants dans les énergies renouvelables, par exemple, ouvre droit à des primes, des avantages ou des bonus qui pèsent lourd dans la balance globale.

Ingénieure noire inspecte un chantier de construction avec tablette

Perspectives de carrière et évolutions salariales pour les ingénieurs au Canada

La progression d’un ingénieur au Canada tient à la fois à la spécialisation choisie, à l’expérience acquise et à la capacité de s’adapter à un secteur en perpétuelle mutation. Ceux qui s’orientent vers la data science, l’intelligence artificielle ou le développement logiciel accèdent rapidement à des salaires élevés, souvent inégalés dans d’autres branches. D’après Genium 360, l’accumulation d’années d’expérience et l’aptitude à piloter des projets structurants font grimper la rémunération.

Certains parcours mènent à des sommets rarement atteints. Éric Martel, ingénieur électrique, dirige Hydro-Québec avec une fiche de paie à 560 000 $ par an. D’autres, comme Yves Masse au CIUSSS Montérégie-Ouest (262 000 $) ou Mélanie La Couture à l’Institut de cardiologie du Québec (235 900 $), prouvent qu’un ingénieur industriel peut prendre les rênes d’établissements majeurs. Il faut noter cependant que sur 362 dirigeants publics québécois, seuls sept sont issus du génie.

Le secteur privé, notamment dans la tech et l’industrie extractive, permet des progressions rapides. Les métiers d’analyste en intelligence d’affaires, de data scientist ou de développeur de logiciels comptent parmi les plus recherchés au pays. À Toronto et Vancouver, la concurrence pour attirer ces profils fait grimper les offres. L’évolution salariale dépend alors moins du titre que de la capacité à jongler avec des environnements complexes et à porter l’innovation.

Poste Salaire annuel moyen (CAD)
Ingénieur en intelligence artificielle 110 000 à 140 000
Data Scientist 100 000 à 125 000
Ingénieur de pipelines 90 000 à 150 000
Ingénieur minier (Québec) 155 000

Panorama mouvant, chiffres en hausse, secteurs qui se transforment : au Canada, l’ingénierie se conjugue au futur, et le jeu des spécialisations réserve bien des surprises à ceux qui veulent viser haut.